Dialogue sur les fins dernières de l?homme.
'Pourquoi je vis ? Pourquoi je meurs ? Y a-t-il une autre vie après la mort ? Un enfer et un paradis existent-ils ?
Beaucoup de nos contemporains, déconnectés des religions, s'interrogent sur les fins dernières de leur existence. Et ils s'en vont glaner des réponses dans les sagesses orientales ou l'ésotérisme.
Dans ce livre, un moine bénédictin renommé et une journaliste reconnue proposent d'offrir à un large public des réponses tirées de la spiritualité et de l'expérience chrétiennes. Tout en conversant librement, ils explorent le monde actuel, l'Ancien et le Nouveau Testament et la vie secrète des moines...
En lisant cet échange passionnant d'un bout à l'autre, on est frappé par la confiance en la vie, par l'énergie vitale qu'il diffuse. Si ce livre lumineux montre que la vie spirituelle est vraiment une aventure, il témoigne aussi qu'elle peut se nourrir d'une conversation en profondeur.
Marie-Axelle, Clémentine et Camille ont chacune perdu un enfant. La vie de Gaspard, Siméon et Auguste a été brisée bien trop tôt, blessant leurs parents à jamais. Leurs mamans évoquent cette blessure du coeur insondable, qui les a conduites par les chemins du deuil. Comment continuer à se lever le matin lorsque la vie ne semble plus avoir de sens ? Malgré la souffrance, ces mamans au destin particulier découvrent que le lien créé avec leur enfant dépasse les frontières de la mort et que la vie et l'amour sont plus forts ! Un cri d'espérance pour toutes les personnes touchées par le deuil infantile.
Après Gaspard, entre terre et ciel (Cerf, 2018), Marie-Axelle Clermont reprend la plume avec deux amies, Clémentine Le Guern et Camille Canard, pour ce bouleversant témoignage original à trois voix.
« J'irai là où l'amour de Dieu me conduira.» Né dans l'orthodoxie, Vladimir Ghika est éduqué, avec ses frères et soeurs, dans les bonnes écoles françaises de l'époque : voilà de jeunes orthodoxes dans un pays catholique qui suivent leur gouvernante au culte protestant ! Le tournant décisif de la vie du jeune aristocrate se produit à Rome. En 1902, après un long cheminement spirituel, il fait son entrée offi cielle dans l'Église catholique. Pour lui, il insiste, il ne s'agit pas d'une conversion. Car il était déjà « catholique d'esprit et de coeur ». Sa vocation sacerdotale naissante est cependant contrariée par sa mère qui s'en inquiète..et s'en ouvre au pape Pie X ! Vladimir obéit mais suit les mêmes études qu'un prêtre, chose extraordinaire pour un laïc à l'époque ! À Paris, il se lie avec les élites catholiques françaises de l'époque dont les Maritain.
Cependant, tout prince qu'il est, sa préférence va aux pauvres et aux malades. Il se dévoue sans compter aux côtés des Filles de la Charité à tel point qu'on le surnomme « soeur Vladimir ». Enfi n, à l'âge de 50 ans, il franchit le pas et est ordonné prêtre devant toutes les têtes couronnées et découronnées d'Europe. Son ministère est hors-norme : il célèbre pour les deux rites latin et byzantin, côtoie le pape et l'empereur du japon tout en vivant un temps dans une baraque misérable de Villejuif. Quand il ne confesse pas dans son église de la rue de Sèvres, il voyage à travers le monde, il enseigne et il prie. Inlassablement, il implore. À tel point qu'il obtient des guérisons miraculeuses de son vivant !
Il projetait d'ouvrir une léproserie en Roumanie lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Beaucoup fuient le régime communiste. Lui choisit de rester parmi ses compatriotes. À Bucarest, il devient le « catalyseur » de l'église gréco-catholique en proie à la pire des persécutions. C'est un Mgr Ghika âgé de 80 ans qui est fi nalement arrêté en novembre 1952 et torturé, sans aucun égard pour son grand âge. Mais, tel saint Paul sous les verrous, il professe encore avec douceur que « Rien n'est plus honorable que d'être détenu pour la cause de Jésus-Christ. » Il meurt d'épuisement le 16 mai 1954.
La publication de cette BD a été soutenue par l'AED et l'Association pour la Béatifi cation de Monseigneur Vladimir Ghika (ABVG). C'est une lecture incontournable, hommage à la figure complexe d'un missionnaire laïc devenu prêtre pour le diocèse de Paris et qui a été un pont entre orthodoxie et catholicisme.
Pour rester maître de son temps et vivre le temps autrement.