Alain Maillard

  • « Trop souvent, on ne les écoute pas, on les assomme de calmants. » Les personnes atteintes de troubles de type Alzheimer continuent d'avoir des besoins, des émotions et l'envie de rester en relation avec leur entourage. Le monde médical analyse, dissèque, traite les symptômes. Trop souvent il néglige la relation et enferme ces personnes dans la solitude. Certes, elles ont du mal à s'exprimer, on peut néanmoins les entendre. Et leur permettre une fin de vie plus paisible.
    Comment arriver à les écouter adéquatement en leur donnant la première place, autrement dit en considérant la personne avant le trouble ?
    Marie-Anne Sarrasin, aide-soignante et formatrice, fréquente les personnes atteintes de troubles de mémoire depuis 25 ans. Elle a créé un centre d'accueil de jour à Martigny dans le Valais (Suisse). Dans un précédent livre, Alzheimer : l'amour au-delà des mots (paru aux éditions Saint-Augustin, 2019, dans la collection « Aire de famille ») elle racontait son parcours à leur service, en donnant la parole à des proches aidants. Toujours avec son complice, le journaliste et écrivain Alain Maillard, elle partage ici sa vision du monde des soins. Ses réflexions sont accompagnées de témoignages bouleversants de personnes atteintes de troubles de type Alzheimer.

  • Témoin d'une jeunesse effacée, éprouvée par une formation romaine stricte interrompue par vingt-huit mois d'un service militaire aux feux de la guerre d'Algérie, mais illuminée par le Concile Vatican II, puis aumônier de Lycée étudiants, membre de l'équipe de Saint-Merry où il gère des "occupations" d'église mouvementées, jusqu'à la restauration pastorale d'une paroisse parisienne du XIVe oubliée et la fondation de l'Aumônerie du monde politique.

    Témoin de la foi, de l'espérance et d'un amour qui ne cherche pas de retour, il crut, à tort ou à raison, que son courage lui permettrait d'user de ses talents médiatiques et d'écriture pour ouvrir une "culture du débat" à laquelle son Église n'est pas habituée.

    Sa rupture publique d'avec le cardinal Lustiger l'a conduit à vingt-deux ans d'exil intérieur dans sa propre Église, sans le couper du monde politique, intellectuel, des grands patrons ou de celui des SDF, qu'il accueillait près de la Gare de Lyon, et des pauvres. Devenu le "curé le plus médiatique de France", ce titre que lui donnait les journalistes en croyant le flatter, l'humiliait et il s'en guérit, en inventant l'émission de télévision "Les enfants d'Abraham" sur Direct 8.

    Il dresse les portaits des témoins marquants de sa vie : sa Mère, Soeur Marguerite, le cardinal Jean-Marie Lustiger, le grand Rabbin de France, ou encore Malek Chebel, islamologue des Lumières.
    Et ses rencontres vont de Henry de Montherlant, Jacques Delors, Michel Serrault, Jean d'Ormesson, jusqu'à Ségolène Royal, François Mitterrand et tant d'autres.

  • Cet ouvrage est un dialogue entre des chercheurs venus d'horizon différents (sciences de l'éducation dans ses différentes composantes disciplinaires mais aussi philosophie, littérature, mathématiques, sciences et techniques sportives, psychologie sociale). Dans cet espace de dialogue et d'échanges scientifiques se rencontrent des chercheurs qui n'éludent pas les tensions intellectuelles possibles. C'est, au fond, le projet même des sciences de l'éducation, depuis leur refondation en 1967.
    Les chercheurs ont pensé l'objet éducation dans toute sa complexité et ont montré les tensions qui le traversent. L'ensemble est organisé en quatre parties : tensions entre le local, le national et le global, dans la transmission des savoirs, entre le dedans et le dehors, tensions épistémiques enfin.

  • Avec le vieillissement de la population, le nombre des victimes de la maladie d'Alzheimer augmente. Face à ces malades, nous avons tendance à avoir peur, à nous dire «?Il ne me reconnaît plus, il ne comprend plus rien, il retombe en enfance, c'est une plante verte.?» Mais ce n'est pas si simple.
    Ces malades ont besoin de liens. Et il est possible d'établir encore une relation avec ces per- sonnes dites démentes. De ne pas les exclure. L'auteur, riche de 25 ans d'expérience, nous partage des moments intenses et heureux vécus avec elles, en se situant au-delà des mots.
    En effet, infirmière dans une maison de vie, Marie-Anne Sarrasin a rapidement acquis la conviction que derrière le comportement parfois déroutant des malades, il y avait un sens.
    Et que tout un chacun peut le comprendre. Mais pour ce faire, la personne accompagnante doit se laisser reconnaître par l'autre en exprimant ses propres émotions. Car les personnes désorientées deviennent très sensibles, pour compenser leurs facultés mentales décli- nantes. Elles développent un sixième sens.
    Ce livre nous parle de l'accompagnement dans le respect de la dignité des personnes ma- lades, à travers l'expérience de l'auteur et les témoignages de familles venues dans le Centre d'accueil de jour ouvert par Mme Sarrasin. Sans oublier les points de vue de spécialistes, neurologue et neuropsychologue, qui après des années d'expérience ont dirigé la consulta- tion « Vieillir et bien vivre ».

  • ISBN/EAN/UPC: 9782706709258 Titre de l'ouvrage: Contes de l'ermite Breton Auteur: Alain de La Morandais Editeur: Salvator Date de publication: 28/6/2012 Reliure: Broché Prix public taxes comprises: EUR 16,00 Nombre de pages: 144 Langue: français Champs facultatifs ? Sujet: Spiritualités / Christianisme Edition:
    Volume:
    Description: « Cela fait trente ans que le Breton que je suis fait retraite dans le désert cévenol. Loin du stress urbain parisien, la solitude permet d être réunifié. L Esprit inspire et réveille l imaginaire qui devient révélateur et initiateur. S initier aux heures matinales et vespérales : elles sont l introduction à bien d autres initiations. Elle sont sûres et sereines pour nous apprivoiser aux vertus du silence. Elles sont la rosée et la vesprée qui enseignent la douceur du coeur. Les étoiles veillent, la nuit comme le jour. Les veilleuses de plein jour sont si discrètes que, même en clignant des yeux, nous n arrivons pas à les nommer. Elles nous voient et nous ne les apercevons pas. Pourquoi ne pas les révéler en écrivant des contes qui seront comme des images initiatrices à l invisible ? Un bourdon qui passe, un criquet qui chante, un bruissement, un serpent et c est une petite histoire, un conte qui naît parce que l enfant qui est en nous n a jamais disparu. Toute belle initiation est une annonciation. Encore faut-il découvrir les anges, leurs saluts, leurs inspirations, leurs messages et deviner le frou-frou de leurs ailes... »

  • Ce portrait du Christ que livre ici Alain de la Morandais sous la forme d'un récit intime et chaleureux a ceci d'original qu'il est chrétien. C'est une originalité bien étonnante et même paradoxale mais qui révèle sans doute l'oubli de notre temps. L'heure est en effet aux descriptions anthropologiques d'un Jésus plus ou moins historique et qui passent sous silence ce fait décisif que le Christ est avant tout une des plus originales méditations sur Dieu et sur le sens du Divin.
    Au lieu de spéculer et même de fantasmer une idole archaïque, l'auteur a voulu partager les façons dont la présence du Christ s'est manifestée dans sa vie. Ce Jésus qui vient à la rencontre fut certes un jour homme de Judée, mais il demeure dans l'essentiel un visage insaisissable et pourtant omniprésent du Salut.

  • À l'heure où l'Église s'est choisi François comme premier évêque, le père de La Morandais s'adresse à ses cadres pour les inciter à suivre l'invitation que leur fait le nouveau pape à s'engager davantage du côté des pauvres, à se délester d'une part de leur autorité pour pratiquer la collégialité, à prendre en compte avec plus de respect les différences qui dérangent (divorcés remariés, homosexuels...).
    Riche d'une expérience pastorale de cinquante années, dont le fil conducteur aura été la proximité avec les pauvres et les jeunes, il revient sur différents événements qui ont marqué l'après-Vatican II (du schisme de Mgr Lefebvre aux scandales de pédophilie touchant certains prélats), analysant leurs effets en écho avec l'Évangile. Il remet en perspective le fonctionnement de l'institution, la sacralisation du pouvoir, l'intromission morale de l'Église en ce qui concerne la sexualité, la place à donner aux laïcs, la crise des vocations...
    Ce plaidoyer se veut une invitation à faire preuve d'une authentique prudence, c'est-à-dire à prendre des risques, à retrouver l'intrépidité de Paul de Tarse - invitation à se confronter, sur les pas de François, au risque de la liberté et de la vérité.

  • Présentation et refléxions sur la sexualité en 3 phases : - analyse de la sexualité humaine et du sens que lui donnent les Ecritures et Jésus, - mariage et célibat, - sexualité et vie quotidienne.

  • L'histoire des socialismes français est ici présentée sous l'angle de l'épineuse question du pouvoir.
    Cet ouvrage collectif vise deux objectifs. Il s'efforce d'une part à donner des repères historiques et invite, d'autre part, la gauche à s'interroger sur son histoire pour en filtrer des éléments qui pourraient servir à la réinvention d'un avenir émancipateur. L'ouvrage s'arrête notamment sur des figures militantes mal connues car trop célèbres, telles qu'Auguste Blanqui, Jean Jaurès ou Léon Blum...
    Le livre contient en outre une réflexion originale de l'historienne Michelle Perrot. Elle publie ici un texte écrit en 1966, alors qu'elle était militante au PSU, faisant le point sur les différents courants socialistes entre 1871 et 1914. Et elle analyse aujourd'hui, dans un retour biographique, les conditions intellectuelles et politiques de la rédaction de ce texte. Une passionnante introspection.
    Dans le rapport à l'histoire des temps héroïques du socialisme français, il s'agit de passer de la nostalgie politique actuelle à l'émergence d'une nouvelle radicalité en prise avec les enjeux contemporains et ses possibilités altermondialistes.

empty