Littérature
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L'étoile de craie ; une liaison clandestine avec Paul Celan
Bertrand Badiou, Brigitta Eisenreich
- Le Seuil
- La Librairie Du Xxie Siècle
- 26 Septembre 2013
- 9782021028300
La liaison amoureuse que retrace ce livre est une des plus longues de Paul Celan et une des plus clandestines. Peu de lettres échangées, des dédicaces se réduisant à une étoile discrète : cryptogramme que Celan, en cas d'absence de l'amante, trace à la craie sur l'ardoise fixée près de la porte de sa chambre pour noter son passage. Quand Celan fait la connaissance de Brigitta, soeur cadette de l'écrivain autrichien Herbert Eisenreich, celle-ci a fui son pays natal et son milieu catholique pour aller faire des études à Paris, où elle est jeune fille au pair. Celan a 33 ans, elle en a 25. Leur relation nouée peu de temps après le mariage de Celan avec Gisèle de Lestrange, en décembre 1952, durera près d'une décennie. Pour évoquer sa "liaison clandestine", Brigitta Eisenreich écrit : "Vu l'attention et la valeur que Celan accordait aux dates d'anniversaires des siens, il paraît clair que j'occupais une place à part dans sa vie. Notre lien échappait au rituel des dates et à bien des contraintes. C'est dans ce lien à la fois clandestin et affranchi que tenait toute la richesse que nous pouvions partager ensemble". Parfois Brigitta attrape les pensées de Celan au vol et les consigne dans un petit carnet. A la recherche de ses souvenirs les plus intimes, elle multiplie les angles de vues sur l'oeuvre de Celan et sur ses mille et trois vies : comme si le poète, dans l'ombre du génocide des Juifs d'Europe, se devait de répéter, compulsivement, l'acte de vie pour maintenir le poème vivant - la mémoire.
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Des idéaux d'une jeunesse luttant pour que Madagascar se libère de l'emprise coloniale à la boue des tranchées de la Grande Guerre, des parfums des jacarandas aux sables mouvants de la côte Atlantique, ce sont cinq années de la vie de deux amis qui constituent la trame de ce roman. Premier ouvrage, en France, à leur être consacré, il est dédié à tous ces soldats et manoeuvres d'infortune emportés très loin de leur île natale, ayant perdu leur patrie, leur famille et leurs rêves.
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Saint-Laurent, capitale de l'Ouest guyanais, refuge d'une émigration multiculturelle, se développe à un rythme effréné. Léon Bertrand, son maire, a vu la population passer de 6 000 à 70 000 habitants durant ses 35 ans de mandat. Qui peut tenir bon devant une telle explosion démographique ? Quel maire en France a connu cette situation ? Tenir bon en nourrissant la cohésion sociale et en transformant, lui petit-fils de bagnard, le plus grand pénitencier de Guyane en ville d'art et d'histoire. Tenir bon, enraciné dans l'universel, dans ses actions et positions politiques. Lui, le fils d'une métisse arawak, a ainsi organisé, soutenu par son mentor Jacques Chirac, le premier rassemblement des Peuples autochtones. Quand soudain, malgré son parcours trop exemplaire pour certains, il est pris au piège d'aléas administratifs décalés des réalités du terrain. Tenir bon là aussi ! Ce long entretien émaillé de portraits, de scènes de vie, de questionnements s'empare des faits pour mettre en lumière quinze années d'acharnement judiciaire tout en révélant la complexité de l'âme guyanaise, le charme de ce département d'outre-mer et la force de cette diversité française.
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Les épitaphes / [par G. Bertrand]
Date de l'édition originale : 1900
Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr -
Pouvoirs et déviances en méso-amérique ; XVIe-XVIIIe siécles
Charlotte Arnaud, Georges Baudot, Michel Bertrand, Frederique Lang
- Pu Du Midi
- Hespérides
- 30 Septembre 1998
- 9782858163687
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Le tisserand de Jérusalem
Georges A. Bertrand
- Les Points Sur Les I
- Réconciliation
- 1 Juin 2017
- 9782359302233
Limoges, 25 décembre 1095, Jérusalem, 14 juillet 1099 : plus de trois années ont été nécessaires à Guillaume et à sa famille pour rejoindre la Ville sainte. Trois années de souffrances, de misères et d'éblouissements au cours desquelles il apprendra beaucoup, sur l'Orient, sur la vie et sur lui-même. Un roman historique d'une surprenante actualité.
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Long cours sur les rivières et canaux
Georges Simenon, Hans Oplatka
- Le Temps Qu'Il Fait
- Littérature
- 19 Mai 1998
- 9782868532473
De fin mars à septembre 1928, l'enfant terrible du milieu littéraire, celui que la presse appelle le " romancier-vapeur ", s'éclipse à bord du Ginette, un ancien canot de sauvetage de 5,5 m de long muni d'un moteur de 3 cv, en compagnie de Tigy, de Boule et du chien Olaf pour un périple sur les canaux et rivières de France.
Dès les premières écluses, Simenon éprouve la sensation de pénétrer dans un univers inconnu. Loin par l'esprit des mondanités étouffantes de la Capitale, le jeune capitaine découvre d'abord un langage pittoresque, il découvre également un milieu qui a ses coutumes et sa manière de vivre ; il s'émerveille enfin devant cette géographie sentimentale qui se détourne des paysages connus et révèle des atmosphères lourdes de poésie élémentaire.
Avant que " la France souriante, familière et débrouillarde " lui ouvre définitivement les bras, Simenon doit affronter des périls et surmonter des épreuves. C'est que son périple a tout d'un chemin initiatique. -
Georges A. Bertrand a accepté, il y a plus de vingt ans, de représenter son pays à Gaza, au coeur de la Méditerranée et de son histoire.
C'est la mort d'un de ses plus chers amis palestiniens qui l'a conduit à rassembler ses notes pour écrire ce récit qui s'apparente à un journal intimiste, mêlant aussi bien réflexions géopolitiques, toujours actuelles, que considérations personnelles.
Il a esquissé, en filigrane, le destin des Gazaouis, ainsi que de quelques Israéliens, prisonniers d'une tragédie qui les dépasse.