Fabrice Hadjadj

  • La Joie de lire n'est pas un éditeur de saga.
    Mais elle a été immédiatement saisie par la force d'imagination et le talent narratif de Fabrice Hadjadj.
    Avec Entre la meule et les couteaux, l'écrivain signe son premier roman jeunesse et le premier tome de L'attrapemalheur, une trilogie haletante dans la veine de Tolkien et J.K. Rowling.
    Jakob Traum vit une enfance ordinaire jusqu'au jour où il réalise qu'il a un don étrange. Forcé de quitter sa famille, il rejoint un cirque ambulant. Mais une guerre éclate et les deux clans ne tardent pas à s'intéresser de près à Jakob. Et avec eux un inquiétant personnage qui semble le suivre à la trace.
    Ce destin hors norme est illustré par Tom Tirabosco dont le coup de crayon pénétrant augmente l'intensité de l'univers fantastique de L'attrape-malheur.

  • Vec la verve et la profondeur du premier tome de L'Attrape-Malheur, Fabrice Hadjadj poursuit les aventures de son héros hors norme. Devenu jeune homme, Jakob est désormais allié à Ragar et bien décidé à se venger de l'Empereur Altemore et à arracher la princesse Vérène des griffes de ce dernier qu'elle a promis d'épouser pour assurer la paix entre l'Empire et le royaume de son père. Mais les choses se révèlent plus compliquées que prévues, surtout lorsque Jakob retrouve Clara, son amour d'enfance...
    Dans ce deuxième opus, les apparences sont plus trompeuses que jamais et le mal ne se cache pas où l'on croit le reconnaître. Mêlant intrigues politiques et triangle amoureux, Fabrice Hadjadj ne se lasse pas de nous surprendre et nous emporte au coeur des affres de l'âme humaine.

  • Que dit saint Joseph aux hommes d'aujourd'hui ? En quoi sa paternité et sa vie sont-elles des exemples pour notre époque ?
    À travers 12 chapitres à la fois profonds et légers, Fabrice Hadjadj pose un regard neuf et plein de finesse sur la masculinité contemporaine.
    Explorant les écritures et la tradition, il donne à la vie de saint Joseph une prise directe sur notre vie quotidienne.
    FABRICE HADJADJ, essayiste et dramaturge, dirige Philanthropos (Institut européen d'études anthropologiques à Fribourg, Suisse). Il est lauréat du Prix Siloë - Pèlerin 2017 avec Résurrection, Mode d'emploi paru chez Magnificat. Grand Prix catholique de littérature (2006) et du Prix du Cercle Montherlant - Académie des beaux-arts (2009).

  • « Forcément, l'événement d'un Ressuscité paraît difficile à avaler pour un habitué des avatars, des profils, des objets 3D qui ne sont ni nés ni morts ni vivants. Mais pour un gars positif et manuel d'autrefois, un paysan, un meunier, un mégissier [...], ça devenait simple, c'était aussi vrai qu'avril, le renouveau de la verdure, l'or des moissons... » Que nous disent les apparitions du Christ après sa Résurrection ? Comment les comprendre aujourd'hui ? À travers une méditation à la fois profonde et légère, souvent mordante, Fabrice Hadjadj pose un regard neuf et plein de finesse sur le mystère du Ressuscité, montrant qu'il nous permet d'assumer pleinement l'aventure humaine, de la naissance jusqu'à la mort.

    « À tous les déçus de Suicide, mode d'emploi et de Comment s'éclater dans sa carrière, ce petit guide autrement efficace. »

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  • Quatre-vingt-dix textes drôlatiques et profonds dans lesquels Fabrice Hadjadj s'interroge sur le devenir de notre humanité sous l'emprise croissante de la technologie et de la consommation.

    « N'étant pas progressiste, je ne suis pas décliniste non plus. Le monde est encore trop beau pour moi. Un ver de terre n'a pas fini de me fasciner. Et je sais qu'aucune technologie ne me permettra de comprendre ma femme, ni de l'aimer mieux. Ma résistance au progressisme procède de mon accueil du monde tel qu'il est donné, jusque dans son drame. Je n'ai pas encore appris à bâtir une maison, cultiver un potager, penser comme saint Augustin, chanter comme Dante - pourquoi me jetterais-je sur un casque de réalité augmentée ? Je ne suis pas encore assez humain, pourquoi chercherais-je à devenir cyborg ? Ce serait, sous couvert d'être à la pointe, abandonner mon poste. Celui qui s'émerveille de la naissance d'un enfant est peu sensible à la promotion du dernier iPhone. Celui qui sait encore crier pour notre salut n'est pas assez crédule pour se vouer à l'intelligence artificielle. À moins que l'intelligence artificielle ne l'aide à crier davantage,et à s'étonner du ver de terre. » Se refusant à tout discours moralisateur, il transmet, par sa langue jubilatoire, une irrésistible joie de vivre, touten dégageantles bases qui permettentde refonder notre rapport à l'économieet au politique.

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  • à moi la gloire

    Fabrice Hadjadj

    • Salvator
    • 12 Septembre 2019

    - À moi la gloire ! Vous n'avez pas honte ?
    - Si, un peu.
    - Comment pouvez-vous être aussi vain ?
    - C'est que j'essaie d'être honnête.
    - Vous voulez briller.
    - Je voudrais illuminer même.
    - Ne savez-vous pas que c'est à Dieu que revient toute la gloire ?
    - Si, un peu.
    - Vous vous prenez pour Dieu ?
    - Je ne suis pas assez humble pour cela. Mais je prends Dieu pour Dieu, je ne le crois pas avare de sa lumière.
    - Toujours le dernier mot, n'est-ce pas ?
    - L'avant-dernier, seulement. Ou l'antépénultième.
    - Vous êtes vraiment lourd.
    - En hébreu, la gloire se dit kabod. Ce qui veut dire « poids ».
    Extrait d'une interview par Marie-Christiane Léthérée pour le magazine Je crois que je crois (numéro d'automne 2019).
    La notion de gloire, essentielle à la révélation biblique plus encore qu'à la raison païenne, a été souvent négligée au profit d'une humilité qui semble mieux convenir aux pusillanimes. Dans ces pages, Fabrice Hadjadj essaie de la repenser, allant gaiement de la gloire de Dieu à celle du caillou, du paon ou de la coquette - en passant par sa propre gloire à lui, sans vergogne.

  • La libido est désormais un secret de polichinelle. Rien n'est moins inconscient, rien ne s'affiche davantage. Il ne faut pourtant pas se leurrer. La libération sexuelle pourrait bien être une ceinture de luxure aussi cadenassée que la ceinture de chasteté. L'hypersexualisation actuelle pourrait même cacher une haine du sexe.
    Comme à ses premiers siècles, le christianisme se retrouve alors aujourd'hui dans la situation singulière d'avoir à chanter la gloire du corps et de redonner à la chair sa dimension spirituelle.
    En analysant successivement la spécificité de la sexualité humaine, le couple et la signification de l'union charnelle, puis celle de la naissance, cet essai tente de saisir le mystère ultime de la sexualité.

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  • De nombreux ouvrages proposent de réussir sa vie, ses cocktails, son divorce... Mais à quoi bon cette réussite si la mort doit tout réduire à rien ? Ainsi le plus haut podium ne pourra contribuer qu'à rendre plus dure la chute, et la programmation de notre succès apparaît en elle-même mortifère. Voilà pourquoi ce livre vous propose une anti-méthode pour accueillir l'échec et la perte, c'est-à-dire aussi la grâce et le don, enfin tout ce qui, comme la mort, vient déjouer vos calculs - vous arracher à la mécanique de la réussite pour vous ouvrir au mystère de la rencontre.
    Incisif, provocateur, jamais superficiel : ce livre réussit la gageure d'appeler à la vie en réfléchissant à la mort.

    /> Fabrice Hadjadj :
    Professeur agrégé de philosophie, dramaturge et critique littéraire au Figaro et à Art Press, il a notamment publié La Profondeur des sexes (Seuil, 2008) et La Foi des démons (DDB, 2009).

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  • C'est à l'heure où une chose est sur le point de disparaître qu'elle se révèle à nous dans ses contours singuliers et sa présence irremplaçable. Le mot « apocalypse » le suggère, dans lequel on entend « désastre », et qui veut dire « dévoilement ». Dans notre époque critique où l'humain est trois fois menacé d'extermination (technologique, écologique et théocratique), les lignes bougent, les ennemis d'hier deviennent alliés, les plus révolutionnaires éprouvent la nécessité de recourir à une certaine tradition.

    C'est sur cette alliance de la tradition et de la modernité, de l'eschatologie et de la culture, de la lucidité devant la mort et de l'éducation ouverte à la vie, que porte ce recueil de textes et conférences.
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  • "Dieu peut-il être un sujet de conversation ? Peut-on le placer entre les derniers résultats de Coupe d'Europe et le prochain bulletin météorologique ? Serait-il toutefois beaucoup mieux de disserter savamment dessus, d'en faire un beau concept théologique, de le resituer entre les antinomies de Kant et les généalogies de Nietzsche? La bouche qui vient de dire : « Passe-moi le sel ! » ou « La France forte, c'est maintenant » ou « Vous êtes belle, Monica, puis-je monter prendre un verre chez vous ? », est-elle habilitée à dire quelque chose du divin ? Du reste, le mot « Dieu » peut-il être un mot parmi d'autres dans une phrase, un gros mot, un mot avec une grande majuscule ?
    L'Infini tient-il en quatre lettres communes (comme le fini en cinq lettres) ? N'est-ce pas le diminuer au moment même où l'on prétend l'exalter ? Ou l'honorer alors qu'on voudrait s'en débarrasser pour toujours ?
    Au moins deux espèces de personnes ne s'embarrassent pas de ces difficultés : le fondamentaliste et l'athée. Tous deux parlent de Dieu à tort et à travers. Si bien que deux autres types vont s'insurger contre une telle arrogance : l'agnostique et le chrétien enfoui. Tous deux prennent le parti de ne plus en parler du tout.
    Et puis il y a ceux qui ne se retrouvent pas dans le quadrige de ces factions. Ceux pour qui l'on ne peut parler de Dieu, mais pour qui l'on peut encore moins se taire. Et les voici qui bégayent, bafouillent, balbutient, clowns qui doivent témoigner de ce qui les surpasse... Ils sont envoyés comme hérauts du « Royaume », alors qu'ils font leurs courses chez Leclerc. Ils sont désignés comme « lumière du monde » alors qu'ils cherchent l'interrupteur de leur chambre. Enfin, ils se savent fils du Dieu infini et néanmoins fils de Lucette et Ferdinand, finis, extrêmement finis..."

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  • L'athéisme en tant qu'il nie l'existence de Dieu ou la divinité de Jésus n'est pas le pire refus de Dieu possible. D'aucuns ont trouvé Dieu et pourtant ne le servent pas. Ils le servent d'autant moins, qu'ils se perdent dans la mesure même où ils l'ont trouvé. Ceux-là ne sont pas athées, ils reconnaissent tous les articles de la foi catholique et, néanmoins, refusent Dieu de la manière la plus radicale, en connaissance de cause. Ceux-là surpassent l'athéisme et nous découvrent un lieu plus ténébreux, d'autant plus ténébreux qu'il se sert de la lumière pour épaissir ses ténèbres. Tel est le lieu du démoniaque. Il concerne premièrement les démons, sans doute, mais un chrétien ne saurait l'ignorer, car il désigne aussi une possibilité tragiquement sienne, celle d'une perdition qui s'ouvre au coeur même de la chrétienté. Le démoniaque n'est pas tant de vouloir le mal, que de vouloir faire le bien sans obéir à un autre, de vouloir faire le bien par ses seules forces, dans un don qui prétend ne rien recevoir, dans une espèce de générosité qui coïncide avec le plus fin orgueil.

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  • Comment donner le goût du paradis ? La question est fondamentale, et recouvre une réalité très concrète. Car le paradis n'est en rien l'ajournement de la joie ou d'un devenir meilleur. Il n'est pas un arrière-monde. Le goût du paradis, c'est la pression de la joie, ici et maintenant. L'annonce du paradis transfigure le monde présent. Avec la violence d'un déchirement, d'une irruption : on tue le Christ parce qu'il annonce le Royaume. C'est sans doute parce que le paradis est insuffisamment prêché que le christianisme a tendance à se réduire à un moralisme. Mais réfléchir au paradis, c'est aussi récuser l'idée d'un paradis terrestre, c'est empêcher l'utopie et sa pente totalitaire : la société parfaite est produit de l'enfer, elle résulte de la volonté de temporaliser l'espérance.

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  • Nous sommes là, c'est donc que le Créateur nous veut là. Nous sommes en un temps de misère, c'est donc le temps béni pour la miséricorde. Il faut tenir notre poste et être certains que nous ne pouvions pas mieux tomber.

  • « Ô mon Dieu comment, Comment se fait-il, Comment cela s'est fait que, de ces petits qui ne savent point parler, Le massacre soit votre premier témoignage Et qu'ainsi le premier témoignage Soit aussi la première objection ? » Hannah Arendt rappelle que le système totalitaire se caractérise par le « refus de la naissance », c'est-à-dire le refus d'une singularité inattendue, réfractaire à tout programme. Hérode le Grand, non-juif auxiliaire de l'Empire, apparaît le prophète de ce monde : il fait massacrer les enfants de Bethléem parce que le caractère irréductible du Juif ne peut que troubler l'ordre de la pax romana. C'est le sujet de cette pièce à la fois politique et domestique, qui touche aussi à cette heure au coeur de la vie quotidienne, où l'incompréhensible vient nous frapper et sommer les pauvres personnages que nous sommes de s'élever à une grandeur tragique.

    Le prologue, les onze tableaux et les deux épilogues, leurs scènes de ménage et de tragédie, sont suivis d'un post-scriptum philosophique rédigé par l'auteur et qui montre bien les enjeux historiques, politiques, exégétiques et dramatiques de ce thème tiré d'un épisode de l'Évangile fréquemment abordé en peinture, mais plus rarement dans les lettres.

  • Qu'est ce qu'une famille ?

    Fabrice Hadjadj

    • Salvator
    • 25 Septembre 2014

    Qu'est-ce qu'une famille ? Autrefois, la réponse allait tellement d'elle-même que la question ne se posait pas. Aujourd'hui, avec la réalité du « mariage pour tous », la popularisation des théories du genre, la relativisaiton de modèles, la figure de la famille est bouleversée. Qu'en est-il en particulier de la différence masculin et féminin, du père et de la mère, de la place des enfants, ?
    Que dire des liens du sang et de l'alliance, en lien avec les grandes intuitions du christianisme ?
    Refusant en particulier les hypothèses de Michel Serres sur la « saine famille », Fabrice Hadjadj poursuit son travail de refondation intellectuelle.

  • Et s'il n'y avait pas de spectacle ? Si, pour une fois, après la montée du rideau rouge, le public était mis face à une scène vide, sans décor ni réplique ? C'est ce à quoi nous convie Pol Bouchard, clown de son état, qui devient ici guide du rien, commentateur du silence, saisi par l'intrigue du simple fait d'être là... Comme si le seul acte de présence suffisait à nous faire entrer dans une aventure plus vivante que les cinq actes du théâtre classique.
    Mais son invitation se change bientôt en parasitisme. Lui qui chantait l'espace nu se met à le meubler autant que possible. Ce qui l'émerveillait tout à l'heure et qu'il voulait nous partager, subitement le jette dans l'angoisse et le voilà qui cherche à s'en décharger sur vous. Il ne reste pas longtemps impuni, celui qui s'est dérobé au divertissement. Sa joie de vivre se voit rongée par la fatalité d'avoir à mourir.
    Ce texte dense et incisif, invite à prendre conscience de la gratuité de l'existence et à en apprécier toute la profondeur, entre l'absurde et la grâce.

  • Voici un ovni, un objet rare, peut-être un livre culte comme M. Teste que nous livre ici Fabrice Hadjadj d'où l'on sort étonné, cabossé d'une parabole sur notre monde d'aujourd'hui, quand les signes obligés de la réussite nous cachent l'accès à la simplicité du monde.
    C'est de se défaire qu'il s'agit.
    « Si cet opuscule tombe entre tes mains, lecteur, c'est que tu as commencé de sentir à quel point les livres de pensée positive, de mindfulness et de développement personnel passent à côté de quelque chose d'essentiel au creux de toi : la part risible et pitoyable, celle qui décourage les meilleures volontés, celle qui ne fait pas recette... En un mot, tu le devines sans arriver à l'admettre : le fond de ton être est clown.
    Voici enfin 99 bonnes leçons qui ne t'empêcheront plus de trébucher contre cette vérité. »

  • Si tout livre de la Bible s'ouvre comme une faille, il en est certains qui s'ouvrent comme des blessures à vif. Tel est le Livre de Job, dont le héros (ou anti-héros) se tient au centre de toutes les tensions. Païen résidant dans le pays d'Ouç, il croit pourtant au Dieu d'Israël ; aimé de l'Eternel, il n'en est pas moins tourmenté par Satan ; figure de l'espérance, il ne craint pas de déclarer : La pendaison me séduit. Comment comprendre cette foi à la lisière de l'athéisme ? Comment admettre que ces apparents blasphèmes soient plus près de la confiance que toute résignation ? Plus que l'essai, le drame semble ici nécessaire. C'est un Job moderne qui surgit sur l'espace nu du théâtre. Et le voici qui subit l'une après l'autre les attaques de ceux qui sont pires que ses ennemis : ses amis trop compatissants, lesquels s'efforcent d'étouffer sa plainte par des consolations sirupeuses ou des désolations figées. De l'euthanasie au cynisme, de la « pensée positive » au catéchisme automatisé, comment Job résistera-t-il aux assauts de tant de sollicitude ? Une tragi-comédie à la fois drôle et dure, avec un Dieu myope et un diable soucieux, où la vérité de l'homme ne peut plus se résumer à des leçons, mais se proclame dans un cri vertical - une blessure par où passe une étrange lumière.

  • Alors que l'homme est soumis à l'emprise croissante de la technique et de la consommation, Fabrice Hadjadj, en philosophe ancré dans la vie quotidienne, ausculte notre société, dévoile les menaces qui pèsent sur l'homme et donne quelques raisons d'espérer.

    Les textes que l'on lit ici sont des chroniques publiées chaque semaine par Fabrice Hadjadj au journal italien catholique l'Avvenire (l'équivalent de La Croix). Evitant toute théorisation abstraite, se refusant à tout discours moralisateur ou sentencieux, notre philosophe part des situations les plus concrètes de l'existence pour s'interroger sur ce que devient notre humanité.
    Le constat est à bien des égards terrifiant entre la marchandisation de l'existence, la dictature de la productivité et de la consommation, le désastre écologique et l'envahissement de chaque instant par le virtuel. Rien n'échappe à cette folie sur laquelle l'auteur porte un regard acéré, souvent ironique, mais fondamentalement bienveillant : les corps voués à la performance, les objets vidés de leur poésie, les relations entre les personnes prises en otage par une nouvelle conceptionde l'homme.
    Par leur langue jubilatoire qui communique une irrésistible joie de vivre, ces 80 chroniques délivrent un antidote puissant à toute tentation de morosité et constituent un appel à l'espérance.

  • Si le ciel de ce jour vous paraît vide au-dessus de vos têtes, tel un mauvais livre, c'est parce que vous ne regardez pas assez où vous mettez les pieds. Une des plus solides données de la métaphysique est bel et bien la fleur de pissenlit, et un râteau aurait suffi pour sauver Sartre de la Nausée. Y a-t-il plus grand mystère que mon voisin (avec sa serviette, son cardigan et son noeud papillon) ? Or je ne puis, comme Descartes, douter de l'existence de M. Franchon. La foi ni la raison ne se moquent de notre monde, elles ne détournent pas de la terre : elles y font resplendir la vérité.

  • Après deux années déjà consacrées au duo "Culture et évangélisation", la troisième année du triptyque a été confiée à Fabrice Hadjadj sous le titre "La culture, un défi pour l'évangélisation".
    Fabrice Hadjadj a assumé quatre conférences : "Pourquoi des conférences de Carême à l'ère de l'intelligence artificielle ?, ou la Bonne Nouvelle du temps" - "Du pain, du vin et des abeilles, ou la Bonne Nouvelle de la terre" - "Et le Verbe s'est fait charpentier, ou la Bonne Nouvelle de nos mains" - "Petite élévation au-dessous de la ceinture, ou la Bonne Nouvelle des sexes" - Valère Novarina, écrivain, dramaturge, peintre et dessinateur a proposé la cinquième : "L'Esprit respire" - Jacques Cazeaux, exégète et écrivain, a conclu avec : "Pilate et sa vérité : le malentendu des cultures".

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