De Boree

  • Le 22 septembre 1878, en quête d'aventure, Robert-Louis Stevenson part à pied du Monastier-sur-Gazeille accompagné d'une ânesse, Modestine, pour rejoindre douze jours plus tard Saint-Jean-du-Gard, parcourant ainsi plus de 150 kilomètres. Dans un journal de route pittoresque, il raconte avec humour ses déboires avec Modestíne, découvre des lieux chargés d'histoire - la terrible guerre des camisards -, évoque ses rencontres et ses nuits à la belle étoile...

  • En 1878, Stevenson n'est pas encore l'écrivain reconnu de L'île au trésor (1883) ou de L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) . Le 22 septembre, en quête d'aventure et pour guérir d'un chagrin d'amour, Robert-Louis Stevenson, a 28 ans, part à pied du Monastier-sur-Gazeille accompagné d'une ânesse, Modestine, pour rejoindre douze jours plus tard Saint-Jean-du-Gard. Dans un pittoresque journal de route, il raconte avec humour, au fil des 150 kilomètres du parcours, ses déboires avec Modestine, découvre des lieux chargés d'Histoire - la terrible guerre des Camisards -, évoque ses rencontres et ses nuits à la belle étoile... " J'étais l'animal le plus heureux du monde ", écrivait-il.
    Passant par le Mont Lozère, il fit étape au Pont-de-Montvert, où se déroula, sous le siècle de Louis XIV, l'assassinat de l'abbé du Chayla qui déclencha la terrible guerre des Camisards en 1702, événement raconté par Stevenson et auquel l'auteur accorde une large place dans cette bande dessinée.
    Ce chemin, tracé par Stevenson, est depuis devenu le fameux GR 70 (qui parcourt les Cévennes par la Haute-Loire, l'Ardèche, la Lozère et le Gard), assidûment pratiqué par de nombreux randonneurs.

  • L'aff aire Seznec. Si tout le monde en a entendu parler, personne ne sait vraiment ce qui s'est passé sur cette route mystérieuse de campagne, la nuit du 24 mai 1923. D'ailleurs, il faudrait plutôt parler d'aff aire Quéméneur-Seznec. Parti de Bretagne avec Seznec, en voiture, en direction de Paris afi n d'aller vendre des Cadillac provenant du surplus du stock de l'armée américaine datant de la Première Guerre mondiale, Quéméneur, conseiller général et homme d'aff aires peu regardant, n'est jamais rentré.
    Qu'est-il devenu ? A-t-il été assassiné ? Seznec est-il coupable ?
    Ou victime ? La justice a-t-elle eu raison de le condamner au bagne ? Y a-t-il un complot contre la famille Seznec ?
    C'est à toutes ces questions que Paul Cordier, journaliste au Quotidien de Paris, va tenter de répondre au lendemain de l'accident - ou de la tentative de meurtre - dont a été victime Guillaume Seznec, en novembre 1953. Il sera aidé dans sa quête par Marie Dellatre, avocate. Tous deux sillonneront les pavés parisiens, les campagnes bretonnes et le port du Havre, afi n de découvrir la vérité...

  • Plateau de Peyrebeille, campagne ardéchoise, dans les années 1830. Pierre et Marie Martin sont aubergistes. Les rumeurs les plus folles courent sur leur compte ! On les accuse de détrousser et d'assassiner leurs clients. D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement au regard de la fortune qu'ils ont accumulée en si peu de temps ? Pour les aider, leur valet, un grand Noir, plus proche de la bête que de l'homme, à ce qu'on raconte. Ce pauvre Rochette ne mesurait en fait pas plus d'1,60 mètre ! Les rumeurs, les rumeurs, toujours les rumeurs. La vindict populis a tranché, on doit juger et condamner les Martin. De toute façon, ils sont coupables, tout le monde le sait. Ils seront guillotinés, chez eux, dans la cour de leur établissement, sur un plateau montagneux où la foule s'est agglutinée pour l'occasion. Ce n'est pas tous les jours jour de fête.
    C'est le procès du couple Martin et de Rochette, et les accusations auxquelles ils sont confrontés, que les auteurs ont racontés dans cette bande dessinée en entremêlant planches de procès et fl ashback, tout en jouant avec les points de vue.

  • Le Mans, 2 février 1933. Léa et Christine Papin, deux bonnes au service des Lancelin, assassinent leur maîtresse et la fi lle du couple. Les deux victimes sont retrouvées têtes bêches, leurs corps aff reusement mutilés. Les armes du crime : les mains des soeurs, qui ont arraché les yeux de leurs victimes encore vivantes, un couteau de cuisine et un marteau.
    Quand la police arrive, les deux soeurs sont retrouvées nues, prostrées, enlacées, dans le lit de Christine. Elles avouent...
    Christine s'exprime : « C'étaient elles ou nous. » Ainsi débute « l'aff aire des soeurs Papin » !
    Qu'a-t-il pu bien se passer dans leur tête pour commettre un acte d'une telle barbarie ? Sont-elles folles ? Si oui, doit-on les juger ?
    Les condamner et les exécuter ? Les soigner ? Cette histoire va bouleverser la France entière et sera accaparée par les politiques.
    Les soeurs Papin ne seraient-elles pas victimes de l'exploitation patronale ?

  • Bande dessinée retraçant l'histoire de la bête qui sema la terreur dans le sud de l'Auvergne et le nord de la Lozère au XVIIIe siècle.

  • La Bretagne n'est pas uniforme, loin de là : " mille Paroisses, mille modes " dit le proverbe. Mille bretons, pourrait-on rajouter !
    Cette bande-dessinée est une promenade par les petits chemins à la rencontre des bretons, accueillants et fiers de leur histoire, de leur langue que l'on dit en partie issue du gaulois, de leur culture ancestrale et populaire.
    Pas de place pour la mélancolie mais du startijen (de l'énergie) plein les mots, un mélange d'histoires ancestrales et du monde moderne, de réel et de légendes.?Grâce à de savoureuses expressions populaires recueillies dans les ports de pêches bigoudens ou dans les villages du Centre Bretagne, le lecteur prendra le bon air de la Bretagne et goûtera à cette culture vivace qui lui est propre.
    Au fil des pages, sous la plume agile du dessinateur, se dévoileront des landes battues par le vent et l'océan, des personnages typiques, des bistrots, des chapelles, des fermes. Des tavernes, des chansons, des fêtes où l'on danse. Un condensé de Bretagne vif et humoristique !

  • Novembre 1966. Maître Vésine-Larue nous raconte l'histoire de la plus célèbre de ses clientes, Violette Nozière, qui fut arrêtée en août 1933, à l'âge de dix-huit ans, pour avoir empoisonné ses parents avec un somnifère, puis avoir ouvert le gaz dans l'appartement afi n de faire croire à un suicide. Sa mère avait pu être réanimée ; son père, lui, était mort.
    Ce parricide se retrouva très vite à la une des journaux et déchaîna les passions. Malgré le soutien des surréalistes, et notamment de Paul Éluard, Violette fut condamnée à la guillotine le 13 octobre 1934. Le 25 décembre de la même année, le président Albert Lebrun la gracia, commuant la peine de mort en réclusion à perpétuité. Le maréchal Pétain ayant réduit sa peine à douze années, Violette Nozière recouvrit la liberté le 29 août 1945. Elle retrouva une vie normale, se maria, eut des enfants et fut fi nalement réhabilitée par la cour d'appel de Rouen le 18 mars 1963, trois ans seulement avant sa mort.
    Fille légère, parricide, empoisonneuse, menteuse : qui était réellement Violette Nozière, incarnée par Isabelle Huppert en 1977 dans le film de Claude Chabrol ?

  • Tatave et César sont en train de finir une partie de boule sur la place du village quand déboule une voiture rouge en plein milieu du terrain.
    Lucy et son père débarquent en Provence comme sur une autre planète. Quel est donc ce dialecte ? Un peu perdus mais vite pris en main par leurs nouveaux amis provençaux, ils vont vivre des aventures qu'ils ne sont pas prêts d'oublier. Et c'est le coeur gros qu'ils quitteront ce pays lumineux et la chaleur des gens qu'ils ont découvert. Enfant du pays jusqu'au bout de ses doigts d'artiste, Olivier Bauza a mis beaucoup de son coeur dans cette bande dessinée inspirée par la langue de son pays.
    Preuve qu'on peut défendre sa culture régionale sans trop se prendre au sérieux. Il nous offre dans cet ouvrage l'occasion de passer un très bon moment en très bonne compagnie, avec en fond sonore les cigales et une langue qui chante.

  • Dans les années 1950, Pauline Dubuisson est jugée pour le meurtre de Félix Bailly, son ex-petit ami. Condamnée à perpétuité, elle est finalement libérée en 1959 pour bonne conduite. Brillante étudiante en médecine, elle échappe de peu à l'exécution à la Libération après avoir entretenu une relation avec un colonel allemand. Après s'être exilée au Maroc, elle finit par se suicider en 1963.

  • Bienvenue chez les Normands

    Nicolas Sterin

    • De boree
    • 30 Septembre 2011

    "Aimable comme une vache qui bute", "Avoir plus de goule que d'effet", "Laiterie ouverte rend cat friand !", sont quelques-unes des meilleurs expressions populaires que Nicolas Sterin a mainte fois entendu dans sa Normandie natale.
    C'est dans cette tradition encore bien vivante qu'il a puisé la matière de ces 60 planches de bande dessinée pour nous offrir 60 petites histoires de son cru, pleines d'humour et de tendresse pour ses compatriotes normands. Preuve qu'on peut défendre avec passion sa culture et ne pas trop de prendre au sérieux ! Pratiquant ou non la langue normande, venez déguster avec une bonne dose de rire, ce morceaux de choix du patrimoine de cette région.

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